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©Le Leica IIIf, un bijou des années 50.

Par Michel Pourny.

Les modèles d'appareils suivis de la lettre « f » marquent une étape dans l'histoire du Leica. Jusqu'alors, la photographie au flash nécessitait l'adaptation d'un synchronisateur mécanique extérieur. Les boîtiers des If, IIf, IIIf sont équipés d'origine d'une synchronisation pour la photographie au flash à bulbe ou électronique.

Le dernier nommé présenté ici en photo, dispose en outre d'une échelle de vitesses digne d'un appareil perfectionné des années 70-80 : de 1s au 1/1000° seconde. On notera sur ce dernier modèle (1954) la présence d'un retardateur, pour la première fois sur un Leica. L'Elmar de 3,5 :50 donne des clichés d'une grande finesse. Malheureusement, la perfection même chez Leitz n'était déjà pas de ce monde, et la visée minuscule (pour un photographe contemporain) rend imprécis le cadrage et délicate la composition de l'image. Si l'on ajoute que la mise au point nécessite le déplacement de l'oeil vers l'oeilleton du télémètre, on comprendra qu'il est préférable pour les photos d'action de régler la distance à l'aide de la bague de mise au point et de faire confiance à l'étendue de la profondeur de champ. On saluera aussi le génie de ces artistes tels Cartier-Bresson qui surent dans ces conditions réaliser les prouesses qu'on connaît.

J'oubliais : la compacité ! Un appareil à glisser dans la poche, capable de livrer des clichés supportant l'agrandissement en 30x40.

©cliché M.Pourny

Leica IIIf , plage de Granville, 19... ? FP4 100, perceptol 1+3, 20 mn.

 

©cliché M.Pourny

Leica IIIf, Elmar 3,5:50, f8, 125°, étangs de Cergy, 198...? au bord de l'Oise, FP4 100, perceptol 1+3, 20mn.

Elmar 3,5:50 sur le Leica IIIf: Le cyclomoteur abandonné sous la neige.

Elmar 3,5:50 sur le Leica IIIf: 1 l'horloge de Cergy-St-Christophe.

 

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