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© Les deux premiers "Summicron"de 2/50 mm de Leitz

summicron-50 mm-collapsible.

summicron-50 mm-rigide.

par Jacques Roquencourt.

 

Avant-propos: Certains documents nécessaires pour cette étude, nous ont été aimablement transmis par

Mr Marco Cavina : http://www.leica-historica-italia.it/


 

Brevets déposés en Allemagne le 9 juillet 1950

par Gustav Kleineberg et Otto Zimermann, Wetzlar,

pour Leitz.

 

Fontes: 4 lentilles en LaK9 dont la dernière.

Fontes: 3 lentilles en LaK9.

LaK9, SF17, LaK9, LF7, TiF4, LaK9, LaFN3.

 

LaK9.

Indice mesuré sur chaque lentille.

Fontes de Chance Brothers Glass.

Le LaK9 est composé de Lanthane (terre rare) et de Thorium, élément radio-actif.

http://www.youtube.com/watch?v=w3OTHyaz1uw

Pour éviter de voiler le film, il était nécessaire d'introduire une plaque de flint entre l'objectif et ce film. Le flint contenant environ 50% d'oxyde de plomb permet d'absorber les radiations. (fig 1)

ou

concevoir une formule optique ayant sa dernière lentille en flint (fig 2).

 

Troisième version: Summicron 1, effectivement fabriqué.

Fontes: 3 lentilles en LaK9.

LaK9, SF17, LaK9, LF7, F5, LaK9, BaF10.


 

Summicron 1.

50 mm-summicron-collapsible.

(Brevet de 1950)

Deuxième formule du brevet (fig 2), non commercialisée.

Fontes: LaK9, SF17, LaK9, LF7, TiF4, LaK9, LaFN3.

 

ouverture F/2.

(Pl. 1)

Aberration sphérique bien corrigée pour F/2.

Présence de coma, les deux courbes ne se superposent pas.

 

ouverture F/5.6.

(Pl. 2)

 

Troisième version commercialisée. Summicron 1.

(1953-1956)

photographie westlicht-auction.

 

Fontes: LaK9, SF17, LaK9, LF7, F5, LaK9, BaF10.

Les rayons de courbure du 10ième et 12ième dioptre sont différents

par rapport à la deuxième version du brevet de 1950, ainsi que les deux verres de ces lentilles.

 

Calculs effectués avec les données ci-dessus.

ouverture F/2.

(Pl. 3)

Aberration sphérique bien corrigée pour F/2.

Présence de coma, les deux courbes ne se superposent pas.

 

ouverture F/5.6.

(Pl. 4)

 

© Photographies prises avec le M8 et le Summicron 1 N°1315197 (1955).

Détail de la vue ci-dessus, agrandie à 100% prise à F/2 et F/5.6.

Nota: ce summicron est très sensible au contre-jour à F/2: l'aberration sphérique provocant un voile lumineux sur l'ensemble de la photographie.

Leica M8 et Summicron 1: F/4, ciel gris.

Agrandissement de la vue ci-dessus.

 

D'autres photographies:

http://www.flickriver.com/lenses/leica/leicasummicron50mmf2.0collapsible/

http://www.tumblr.com/tagged/50mm-summicron-collapsible

http://www.photoblog.com/bennyasrul/2010/06/12/


 

Summicron 2.

(1956-1968)

Fiche technique provenant de l'ouvrage d'Erwin Puts.

photographie westlicht-auction.

 

LaKN9.

Verre composé uniquement de Lanthane (terre rare).

Catalogue Schott.

 

Fontes: LaKN9, F13, LaKN9, F14, LF5, LaKN9, LaKN9.

Fontes Schott.

"The distance between the first and the second lens element (the air lens) has been increased from 0.28 mm to 1.52 mm...)

données: ouvrage de E Puts.

 

ouverture F/2.

(Pl. 5)

Aberration sphérique bien corrigée pour F/2.

La coma est mieux corrigée, les deux courbes sont moins éloignées que pour le Summicron N°1.

 

ouverture F/5.6.

(Pl. 6)

 

Calcul de la MTF en position rapprochée.

© Photographie Michel Pourny.

(Pl. 7)

La plus petite distance possible étant de 48 cms, soit par rapport au plan principal objet une distance peu différente de 50 cms.

Le grossissement ainsi obtenu est de G= 0.11.

La planche ci-dessus montre que les contrastes (MTF) sont peu dégradés au centre sur un champ de 10 mm,

par rapport à une distance objet infinie (Pl. 6), mais la dégradation est présente entre 10 mm et 20 mm.

Exemples de photographies prises avec le Summicron 2.

sur cet

Excellent site d'un fervent Leicaïste.

http://www.overgaard.dk/leica_M4_50mm_summicron-M_20.html

© Photographie Thorsten Overgaard.


Comparaison pour F/2 et F/4 (Summicron 2)

F/2

F/4

G F/2 - D F/4 en bord de champ.

G F/2 - D F/4 au centre.

Comparaison en bord de champ pour une ouverture de F/2, entre le Summicron 1 (en bas) et le Summicron 2 (en haut).

Le deuxième Summicron est moins sensible au contre-jour que le premier Summicron.

A pleine ouverture.


Réglage des "Summicron".

Exemple le Summicron II.

MTF chromatique pour une mise au point au foyer théorique pour F/5.6.

Pour l'infini, G= 0.11 (disp de mise pt rapprochée) et G=1.

MTF chromatique pour une mise au point de -0.1 mm du foyer théorique pour F/5.6.

Pour l'infini, G= 0.11 (disp de mise pt rapprochée) et G=1

Le déréglage de -.1 mm permet, avec une légère perte de contraste dans l'axe,

d' améliorer les résultats sur l'ensemble du champ image: origine du "shift focus".

(choix du réglage de la mise au point dû à la courbure du champ de l'objectif)

"shift focus":

(choix du réglage de la mise au point dû à la courbure du champ de l'objectif)

 


lecture des tableaux. Calculs effectués pour 0.55 micron, centre de bande correspondant à la couleur verte et au maximum de la sensibilité de l'oeil.

Dans le sens des colonnes: (unité le mm.)

- F0: distance focale de l'objectif.

1°- diamètre des lentilles, rayons de courbure des lentilles, épaisseurs des lentilles et distances entre les lentilles, indices des verres.

2°- plans principaux objet, image; distance focale avant, distance focale arrière: référence, respectivement, le premier et le dernier dioptre.

- distance du diaphragme/ à la lentille avant: (voir fig 1), position des pupilles d'entrée et de sortie: référence, respectivement le premier et le dernier dioptre.

3° -épaisseur totale, ouverture numérique, diamètre de l'ouverture du diaphragme, champ image analysé.

4° -distance objet, distance de l'image/dernier dioptre, défocalisation spectrale/au foyer de l'objectif, défocalisation mécanique/au foyer de l'objectif.

lecture des figures (1 à 4). dans le sens de la droite vers la gauche.

1° -première colonne: spot diagramme (tache lumineuse normalisée/à la plus grande dimension ) en fonction du champ: de l'axe à 20 mm, pas 4 mm.

2° -deuxième colonne: MTF; contraste de 0 à 100% (pas 20%) en fonction du nombre de pl/mm: analyse de 0 à 40 pl/mm, pas 5 pl/mm.

3° -courbes superposées des aberrations sphérique et coma.

4° -courbure de champ sagittale et tangentielle + demi-somme.; l'usage est de calculer et de représenter ces courbes pour de faibles ouvertures.

5° -variation de l'éclairement/ fonction du champ.

6° - coupe méridienne.

7°- Les derniers tableaux, indiquent le contraste (MTF chromatique, calculs effectués de 0.45 micron à 0.65 micron, pondération spectrale uniforme 1. ) pour 5,10,20, 40 paires de l/mm en fonction du champ, de 0 mm à 20 mm pas de 4 mm, pour F/5.6.

 

Commentaires.

Nous avons démontré par ailleurs, (MTF_fonction_de_transfert) que la MTF chromatique d'un objectif exempt d'aberration et uniquement limité par la diffraction, peu s'évaluer avec la formule suivante:

avec N= nombre de pl/mm, ouv ouverture numérique, G (en valeur absolue) le grossissement: Contraste en % (Ex 0,71= 71%)

soit pour 5, 10, 20, 40 pl/mm

Le tableau suivant représente le contraste pour une distance objet infinie.

Pour constater les progrès obtenus avec les optiques modernes par rapport aux optiques des années 50

nous pouvons consulter le site de Leica: http://fr.leica-camera.com/photography/m_system/lenses/

Le dernier Apo-Summicron.

 

Comparer les valeurs obtenues à F/5.6 avec le contraste d'un objectif sans aberration (tableau ci-dessus).

 

Ce que dit Leica:

"Le nouvel objectif Leica APO-Summicron-M 1:2/50 mm ASPH. souligne une fois de plus le rôle précurseur de Leica dans le domaine de l'optique. Car avec lui, les ingénieurs Leica ont réussi à repousser les limites du techniquement réalisable, et à établir de nouveaux critères de référence en matière de qualité de reproduction. Pour la première fois, un objectif exploite toutes les possibilités des systèmes de prise de vue en haute résolution.

L'objectif marque un nouveau jalon dans l'histoire du design de l'optique et atteint, en matière de caractéristiques de performance, des valeurs jusque-là inédites. Comme les courbes MTF décrivant la netteté de l'image : ces courbes ne chutent pratiquement pas sur les bords, même à pleine ouverture. Même les détails les plus fins sont reproduits avec un contraste de plus de 60 % - une mesure jusque-là inédite qui prouve le caractère exceptionnel de l'objectif.

Ce contraste élevé permet, dans toutes les situations de prise de vue, des images extrêmement nettes jusque dans les angles. En outre, la correction apochromatique de l'objectif réduit les franges colorées au niveau des angles et garantit une reproduction naturelle de tous les détails. Il en résulte des images exceptionnelles, même pour les impressions grand format. Avec le nouveau Leica APO-Summicron-M 1:2/50 mm ASPH., les photographes exigeants ont à leur disposition un objectif haute performance pour les distances focales standard."

 

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